L’Hôpital à l’heure de la Première Guerre mondiale

La Grande Guerre, véritable « saignée » pour l’Europe toute entière, ébranla durement notre région frontalière.

 

Le 1er août 1914, l’Allemagne entre en guerre. C’est le 3 août qu’elle déclare la guerre à la France. Conséquence immédiate : les Spittellois, comme tous les autres Mosellans, doivent se battre au sein des troupes de l’Empire allemand. Au premier jour de mobilisation, les hommes âgés de 18 à 44 ans furent ainsi incorporés. Tous les autres furent incorporés deux jours plus tard.

 

Les premiers bombardements français sur L’Hôpital débutent dans la nuit du 11 au 12 août 1914. Un avion français lâche quatre bombes, qui tombent près de la gare et le long de la voie ferrée sans faire de victimes.

 

Tous les bals, amusements, fêtes furent supprimés. La population était sévèrement rationnée. En l’absence des hommes – près de 700 étaient partis sous les drapeaux, sur une population totale d’environ 6 000 habitants en 1914 –, ce sont les femmes qui travaillent, notamment aux champs.

 

Le 11 novembre 1918, l’armistice fut signé. A cette date, les armées allemandes avaient fui L’Hôpital, contraintes à se retirer devant l’avancée des forces alliées. Le 21 novembre, les premières troupes françaises (le 6ème bataillon du 287ème régiment d’infanterie dit « Régiment du Berry ») entrent dans la ville. Le lendemain, eut lieu une grande messe solennelle réunissant les militaires et les Spittellois en l’église Saint-Nicolas.

 

Durant ce conflit, 107 soldats originaires de L’Hôpital tombèrent au front. A la suite du Traité de Versailles (1919), l’Alsace-Moselle, dont L’Hôpital, fut à nouveau rattachée à la France. Le nom de la commune passait de Spittel à celui de L’Hôpital. Les habitants furent réintégrés dans la nationalité française.